Beautiful Freak (1996) – 503 jours, 642 albums

J’ai ensuite pris le temps de découvrir le groupe Eels comme il se doit : en écoutant leur album Beautiful Freak.

Eels - Beautiful Freak

Leur musique serait difficile à définir : une base de indie rock, mais, j’ai l’impression, avec des éléments rythmiques du hip hop. C’est d’ailleurs ce qui m’avait rebiffé au départ, lorsque j’avais découvert le groupe. Mais maintenant que je suis plus à l’aise avec cet esthétisme, l’album et son style m’ont tout simplement séduits. Et ce, dès l’ouverture de l’album, avec Novocaine for the Soul.

Un peu plus loin, c’est My Beloved Monster qui retient mon attention, avec ses quelques notes de banjo et sa mélodie intense, appuyée. Plus loin encore, c’est Your Lucky Day in Hell et son ambiance urbaine, qui rappelle la morne d’un jour de pluie, ou d’une promenade juste après la pluie. Manchild occupe aussi une place toute particulière dans mon coeur. Je l’ai trouvé touchant et romantique. Par hasard, et pour une rare fois, j’ai pris le temps d’écouter les paroles, et elles m’ont atteintes droit au coeur.

Mais le morceau le plus accrocheur de l’album demeure Rags to Rags qui, pour une raison ou pour une autre, m’est restée dans l’oreille plus longtemps que les autres.

Je suis donc bien satisfait d’avoir pris le temps d’écouter un album complet du groupe, pour pouvoir ainsi le connaître et le rencontrer tel qu’il se doit.

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Rage Against the Machine (1992) – 599 jours, 690 albums

Changement de ton : j’ai écouté un album de rap-metal, soit Rage Against the Machine, album premier et éponyme du groupe.

Rage Against the Machine - Rage Against the Machine

J’ai déjà mentionné que j’aimais l’esthétisme du hip hop, celle derrière le rap, derrière ses paroles scandées et parfois trop crues. Avec le rap-metal, on ne conserve que ces paroles, en substituant le hip hop pour un esthétisme puissant et intense de heavy metal. Après toutes les variantes de métal que j’ai écoutées ici, je dois dire que les deux s’agencent à merveille. Dommage, par contre, que ce ne soit pas mon genre de musique. Car ce que j’aime dans le métal, c’est sa musicalité, son harmonie. En le mêlant avec le rap, on se retrouve avec une musique fragmentée, coupée au hachoir, scandée et impérieuse. Le résultat est étonnant et solide, mais est également loin de me séduire.

Cela dit, si c’est le genre de musique qui vous séduit, je vous conseille de porter une attention toute particulière à cet album. Vous ne serez pas déçus. Écoutez, par exemple, l’intense et hargneux Killing in the Name.

Il y a également le, plus inspiré du hip hop, Take the Power Back, qui m’a plu un peu plus, et aussi le plus sec et décadent Bullet in the Head. Enfin, il y a Wake Up qui mérite définitivement votre attention si vous en êtes encore à lire cette critique.

Pour le reste, je laisse l’exploration de ce groupe à votre discrétion.