Five Leaves Left (1969) – 110 jours, 474 albums

Nick Drake - Five Leaves Left (1969)Le folk personnel de Nick Drake est sensible, touchant, délicat. Five Leaves Left est un de ces petits trésors qu’on a l’impression d’ouvrir, et qui contient une quantité infinie de souvenirs uniques, nostalgiques.

La voix de Drake est douce, suave. Sa simple guitare occupe tout l’espace, mais est parfois aidée de violons, comme sur le mélancolique River Man. Si ce n’était de la voix réconfortante de Drake, on en pleurerait. Day Is Done a aussi ce charme unique, qui allie une orchestration subtile, une mélodie qui fait frissonner votre cœur et, encore, cette voix unique. On se sent démuni devant ce morceau.

Pourtant, Drake est toujours mesuré, jamais poignant. Et pourtant, votre cœur en ressort serré, serré…

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Pink Moon (1972) – 814 jours, 905 albums

Enfin, le dernier album que j’ai écouté dans le cadre de ce voyage fut Pink Moon de Nick Drake.

Je dois avouer que, un peu fatigué par la route, je ne l’ai écouté que d’une oreille distraite. Surtout que la voiture était également animée de quelques discussions entre amis… Cela dit, ce fut néanmoins un album de folk-rock bien appréciable et bien apprécié, qui termina avec douceur cette première partie de voyage. Aussi, je le réécoute en ce moment, comme je le fais toujours avant d’écrire ma critique, et je constate qu’il a une beauté simple et touchante. Le seul défaut de l’album serait sa longueur, qui est plutôt courte. Les morceaux semblent donc se terminer trop rapidement, alors qu’on entrait à peine dans l’émotion et l’ambiance.

Je me rends aussi compte d’une chose, en écoutant davantage de folk ou de folk-rock : la barrière de la langue semble vraiment poser problème. Si je porte attention à la voix, je ne peux bien saisir les paroles et leur pleine poésie. Mais si je porte trop attention aux paroles, je perds la subtilité de la voix, ses inflexions et son âme. Il faut aussi dire que les chanteurs anglophones ne chantent pas comme les français. Leurs paradigmes émotionnels semblent s’exprimer différemment, bien différemment ! J’ai l’impression que pour pleinement apprécier ce style, même si je commence déjà à l’apprécier davantage, il faudrait que j’écouter à maintes reprises chaque album, paroles en main, jusqu’à ce que les deux soient parfaitement intégrés l’un à l’autre. Je n’en ai, pour le moment, malheureusement ni le temps ni la patience. Peut-être après ce défi, où lorsque je me serai plonger plus avant dans ce style…