The Velvet Underground (1969) – 478 jours, 630 albums

Mon amie et compagne de voyage est une fan des Velvet Underground. J’ai donc profité de la route pour écouter leur album éponyme, The Velvet Underground, et me plonger de nouveau dans la belle époque des sixties.

The Velvet Underground - The Velvet Underground

C’est un groupe que j’ai eu de la difficulté à apprécier lorsque je les ai découverts, l’an dernier. Leur son expérimental était encore quelque chose d’exigeant et de nouveau pour moi. Maintenant, disons que j’en ai vu d’autres, et que je suis désormais plus familier et plus à même d’apprécier ce genre de musique. Ses différences, ses extrapolations, ses expérimentations, ses audaces m’étonnent moins. Et à force de réécouter The Velvet Underground and Nico, avec la pochette banane de Warhol, j’ai fini par l’apprécier davantage, et à y dénicher ce que d’autres y trouvent d’extraordinaire.

Mais cet album-ci est moins expérimental que les deux autres que j’ai écoutés. Il se concentre davantage sur un rock plus conventionnel, ou une sorte de proto-punk sec, qui s’approche du garage rock, mais sans devenir agressif ou difficile, et en étant plus lisse et pop que les précédents albums. D’ailleurs, Candy Says ouvre l’album doucement, sans heurts, mais en se permettant tout de même de mêler les influences et les ambiances, mais surtout vers la fin.

En fait, le morceau est une longue complainte, triste, mais qui ne tombe pas dans le lyrisme. Juste après, What Goes On donne plutôt dans la pop, alors que Some Kinda Love revient vers le son propre aux Velvet : cette simplicité étrange, avec la voix de Lou Reed, si particulière, presque blanche et désincarnée. Suit l’excellent Pale Blue Eyes qui reprend pas mal la même ambiance.

Pour le reste, c’est difficile à dire. Vous savez comment c’est sur la route : on débute une conversation par-dessus la musique, puis on écoute de moins en moins, avant de s’apercevoir que l’album est terminé, et que l’on s’est laissé porter par la musique sans trop s’en rendre compte. Bref, l’ambiance était bonne, et la même. Et désormais c’est chose sûre : j’aime les Velvet, et je devrai réécouter de leur musique. Je perçois maintenant ce charme, ce petit quelque chose, cette étincelle si séduisant, si envoûtante, et qui m’avait éludé jusque là.

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Californication (1999) – 490 jours, 635 albums

J’ai ensuite changé d’ambiance avec un album des Red Hot Chili Peppers : le funk-metal et rap-rock de Californication.

Red Hot Chili Peppers - Californication

Il s’agit de loin de mon album favori du groupe. Peut-être pas dans son ensemble, mais certainement pour tous les morceaux forts et accrocheurs qui s’y trouvent. Et il y en a beaucoup ! Et donc, ça compte pour beaucoup. Et sur tout l’album, on a ce mélange judicieux, que je trouvais au départ étrange mais que j’ai appris à pleinement apprécier, de métal, de hard rock et de rap, qui a tout pour retenir mon attention. En fait, je dis de rap, mais j’ai l’impression que ce sont les restants de reggae, de ska et de punk qui, à cause de la contemporanéité des styles, s’apparente désormais davantage au rap.

L’album s’ouvre avec force, présentant trois morceaux que j’ai trouvés particulièrement puissants et accrocheurs dès l’ouverture de l’album, soit le tourmenté et calme Parallel Universe, le plus rap et contrôlé Scar Tissue, et l’excellent Otherside.

Avec sa construction lente, son développement détaillé et travaillé, le morceau nous amène peu à peu dans son univers, avant que le rythme ne débute et que les instruments ne prennent de la force et de l’assurance. Puis vient l’inoubliable Californication, que j’ai tant entendu à la radio, et qui est construit sur le même concept, mais qui semble atteindre même un niveau de plus. Bref, je l’adore.

L’album compte ensuite bien d’autres morceaux savoureux, dont EasilySaviorPorcelainRight on Time… Certes, on ne se fait pas à cette musique sans un peu d’effort, sans un peu de travail et d’ouverture d’esprit, car je la trouve particulière, nouvelle, défiante par moments, et une fois qu’on a percé la carapace, elle se découvre et en vaut franchement la peine.