Psalm 69: The Way to Success & the Way to Suck Eggs (1992) – 225 jours, 512 albums

Ministry - Psalm 69 The Way to Success and the Way to Suck EggsLa musique industrielle est parfois rude et rauque: on vient saturer l’espace, on développe une mélodie en s’inspirant du métal, et on appuie le tout sur des loops et des répétitions héritées du kraut rock. Mais parfois, trop de répétitions et trop peu de mélodie peut venir ternir tout le reste. C’est malheureusement ce que fait Psalm 69: The Way to Success & the Way to Suck Eggs du groupe Ministry.

Il s’agit pour plusieurs d’un incontournable, d’une pierre angulaire du genre, mais j’ai trouvé difficile d’y trouver l’originalité, cette marque qui fait toute la différence. De bonnes idées mélodiques, qu’on retrouve entre autres sur l’impérieux N.W.O., l’agressif Just One Fix ou le violent Psalm 69, se perdent dans des morceaux trop longs, où on épuise le thème dans des répétitions sans fin. Scare Crow échappe à la règle et est plus intéressant.

Lorsque le groupe s’aventure dans le thrash, comme avec Corrosion, le style n’est pas maîtrisé, et ce qui devrait être une pièce audacieuse devient rapidement monotone et ennuyeuse.

Bref, ce mélange d’industriel et de métal peut être intéressant pour les inconditionnels du style, mais ce n’est pas l’endroit où commencer pour les novices. Ni où continuer d’ailleurs.

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Kilimanjaro (1980) – 226 jours, 514 albums

The Teardrop Explodes - KilimanjaroLes albums de punk et de post-punk ne manquent pas. Se distinguer peut donc être ardu. L’album Kilimanjaro du groupe The Teardrop Explodes n’échappe pas à cette difficulté.

On sent l’aspect rude et simple du punk, et aussi l’évolution du style vers la maturité du post-punk, mais les morceaux ont de la difficulté à se démarquer et à rester dans l’oreille. Ha Ha I’m Drowning est tout de même accrocheur, mais il lui manque quelque chose pour que cela soit suffisant. Brave Boys Keep Their Promises est plus intéressant, Books est plus rock et puissant, When I Dream offre un paysage plus intriguant, mais le tout ne parvient pas à toucher l’auditeur.

On reste sur notre faim, on espère plus. L’album a peu de défauts, mais les qualités, elles-mêmes, semblent lacunaires.

The Healer (1989) – 278 jours, 531 albums

John Lee Hooker - The HealerJohn Lee Hooker est une légende du blues. Mais, pour une raison étrange, les éditeurs des 1001 albums ont décidé de ne mettre dans l’ouvrage que son album de 1989 The Healer: son retour éclatant, mais critiqué par les fans.

L’album offre du blues correct, mais qui est loin de celui, viscéral et engageant, que je m’attendais d’un tel nom. Le mélange avec des éléments de musique électronique semble être réalisé à la va-vite, et les morceaux manquent cruellement d’émotions et de profondeur.

Certains morceaux retiennent tout de même l’attention, dont The Healer et ses rythmes latins, I’m in the Mood et That’s Alright (malgré leur manque d’intensité) et My Dream, un peu mieux réussi.

Pourtant, ce ne sont pas les bons albums de John Lee Hooker qui manquent. Il est regrettable que les éditeurs aient mis autant l’accent sur la musique populaire, au détriment de choix judicieux dans des styles moins connus du grand public mais riches en contenu, comme le jazz et le blues. Même avec 1001 albums, on ne peut avoir qu’une vision fragmentaire de la musique.

Copper Blue (1992) – 278 jours, 531 albums

Sugar - Copper BlueLe guitariste et vocaliste de Hüsker Dü, Bob Mould, offre un effort dans un noise pop mêlé de grunge avec le groupe Sugar et l’album Copper Blue.

Les morceaux sont bien réalisés, mais ils manquent un peu de personnalité. Malgré la voix caractéristique du chanteur, ils ont de la difficulté à véritablement accrocher l’oreille, à l’exception de quelques uns. Fortune Teller, d’ailleurs, rappelle les meilleurs moments de Hüsker Dü. The Slim, aussi, est plutôt intéressant.

Pour le reste, il s’agit d’un noise pop sans profondeur, ou d’un grunge sans trop d’originalité. Il s’agit, certes, d’un album bien réalisé, sans défaut ou faux pas, mais qui manque également de qualités pour se démarquer. Un album qui, pour ma part, sera vite oublié.

Let’s Get Killed (1997) – 280 jours, 536 albums

David Holmes - Let's Get Killed

Dans la musique électronique, c’est souvent la répétition qui fait le charme. Se distinguer, lorsque l’on fait de la techno ou du dance comme David Holmes, peut être difficile. Avec Let’s Get Killed, l’artiste réussit son pari… à demi.

Quelques morceaux retiennent l’attention: Radio 7 qui remixe le thème de James Bond, Don’t Die Just Yet qui reprend du Gainsbourg, My Mate Paul et ses rythmes accrocheurs et travaillés à point… Mais la plupart de l’album reste plat, passe inaperçu.

On se perd un peu dans les rythmes, auxquels il manque un brin de caractère pour sortir du lot. On écoute sans trop porter à attention, sans retenir. Certains morceaux y parviennent, et valent l’écoute, mais pour les autres, passez outre.

The Blueprint (2001) – 467 jours, 622 albums

Pour sauter de nouveau du coq à l’âne, j’ai écouté un autre album de rap, soit The Blueprint de Jay-Z : un autre artiste pop que je souhaitais découvrir.

Jay-Z - The Blueprint

Je dois dire d’entrée de jeu que je n’ai pas été aussi satisfait qu’avec l’album de Kanye West. Cet album m’a paru intéressant, surtout sur certains morceaux, mais sans plus. Beaucoup de ses moments sont passés inaperçus dans mes oreilles. C’est dire à quoi point la ligne est mince pour m’atteindre ou non.

Mais quelques morceaux ont tout de même retenu mon attention, comme Jigga That Nigga que j’ai trouvé assez accrocheur, Hola’ Hovita et ses tendances latines, et All I Need qui était fichtrement bien fichu. Je vous le ferais bien écouter, mais deux morceaux en particulier ont remporté la palme. Le premier : l’excellent Song Cry.

Je n’aurais pas cru qu’un morceau de rap pût être touchant. Et pourtant…

Le second : Renagade, avec Eminem.

Donc oui, certains morceaux sont particulièrement bons, et méritent votre attention, mais le reste de l’album m’a paru plutôt décevant.

You’ve Come a Long Way, Baby (1998) – 491 jours, 635 albums

Pour rester dans le même style, j’ai décidé d’écouter un second album de Fatboy Slim, soit You’ve Come a Long Way, Baby.

Fatboy Slim - You've Come a Long Way, Baby

Tout d’abord, c’est le morceau d’ouverture qui, inévitablement, retiendra votre attention. Il est incontournable, saisissant, accrocheur, passionnant. Voici Right Here, Right Now, qui, je crois bien, est mon morceau favori du groupe.

Vient ensuite The Rockafeller Skank, que j’ai également trouvé captivant, avec son rythme effréné. Praise You est également un morceau a écouté, même si je le connaissais déjà grâce à DDR.

Enfin vient Acid 8000 qui tombe davantage dans l’électro à proprement parler, et qui rappelle sans contredit le techno.

J’ai apprécié l’album, mais je dois également dire que je suis déçu du groupe. J’en avais beaucoup entendu parler et donc, par conséquent, je m’en étais fait une idée. Mais je trouve beaucoup de leur morceau un peu vite et sans intérêt : ils ne parviennent pas à m’accrocher. Je trouve que les morceaux manquent de textures, de détails, bref de personnalité. Cela n’empêche pas certains d’être bons, voire excellents. Mais après autant d’albums écoutés, il semble que ce sera plus difficile de me souvenir de cet album en particulier, surtout si je le compare à un album de Prodigy…