The Cars (1978) – 219 jours, 498 albums

The Cars - The Cars - 1978Le new wave a beaucoup d’expressions différentes. Il ne s’agit pas que de synthétiseurs et de rythmes dansants. The Cars, par exemple, adopte plutôt un genre de post-punk pop, mêlé à des mélodies rondes et accrocheuses. Bref, du punk sans l’aridité. Et c’est particulièrement réussi sur l’album éponyme The Cars.

Plusieurs hits vous resteront sûrement dans les oreilles, comme l’excellent Just What I Needed ou le mémorable et plus lent Good Times Roll. D’autres morceaux plus complexes, comme le plus punk et haché I’m in Touch With Your World ou le plus électro et près de la synth pop Moving in Stereo, viennent compléter cet album.

Un bel amalgame des influences punk, post-punk et électro de l’époque, fait avec talent, et avec quelques hits pop en plus.

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Slippery When Wet (1986) – 221 jours, 504 albums

Bon Jovi - Slippery When WetLe buste ruisselant d’une demoiselle aux cheveux blonds et frisés: c’est comme ça qu’on se fait introduire Slippery When Wet de Bon Jovi. Une bonne image pour du hair metal, du métal pop et accessible. C’est clair: rien de rude ici. Mais cela n’empêche pas la musique d’être énergique et puissante.

You Give Love a Bad Name commence avec un rugissement, un cri du cœur. Mais les guitares ne sont pas trop lourdes, les voix pas trop criardes, la batterie juste assez insistante. Et surtout, la mélodie est franchement accrocheuse: on a misé sur la pop, et ça rapporte.

Livin’ on a Prayer refait le coup avec un autre morceau qu’on veut mettre sur repeatLet It Rock donne plus dans le rock, en particulier l’arena rock, avec un rythme posé et fort et des guitares engageantes. I’d Die for You est un autre bon moment de l’album. Never Say Goodbye est plus lent, avec une trame plus émotive.

Du pop-métal accrocheur, rond et accessible avec des hits forts.

1977 (1996) – 225 jours, 512 albums

Ash - 1977Indie, pop, punk, britpop: on a parfois de meilleurs résultats lorsqu’on ne se cantonne pas à un seul style. Ash joue la musique qu’il a à jouer. Et ensuite, on peut tenter de circonscrire sa musique en deux ou trois styles et influences. À ce titre, 1977 a sa personnalité.

Dans certains morceaux on sent un rock indie pas trop loin de nous. Ailleurs c’est le punk qui ressort, avec son ton sec, dur et épuré, mais rend presque pop, avec la mélodie mise en vedette. Partout on sent l’influence britannique, l’irrévérencieux britpop.

Les ambiances aussi varient à souhait. Lose Control ouvre par ailleurs avec puissance, sans concession, alors que Goldfinger suit avec quelque chose de plus émotif. I’d Give You Anything rappelle le rock de garage et Kung Fu mise sur une mélodie pop et accrocheuse. Innocent Smile est saturé de guitares et de batterie mais dans un environnement contrôlé, et Lost in You donne clairement dans la balade.

Il ne s’agit peut-être pas d’un incontournable, mais le groupe parvient à affirmer sa personnalité. Sans être une découverte, cet album mérite bien sa place ici.

The Pleasure Principle (1979) – 281 jours, 539 albums

Les heures de gloire du synthétiseur et de la synth pop étaient comptés. Après la disparition du new wave, il a perdu sa texture électrisante et déphasée. Ainsi, se plonger dans la musique de Gary Numan et de The Pleasure Principle est grisant.

Gary Numan - The Pleasure Principle

Les textures électriques, rythmées à point, légèrement éthérées de Numan créent une ambiance pop ou méditative, au choix. L’évolution du morceau se fait lentement, sans presse, mais sans s’étendre non plus. On sent un naturel derrière un travail, si on s’y attarde, plutôt complexe: il rend les choses complexes simples, il les décortique pour nous.

Metal est fait état. M.E. mêle new wave et rock. Observer est presque badin. Et Conversation se permet quelques largesses, pour le plaisir de l’auditeur. Bref, un album simple mais rempli de récompenses électrisantes.

Speakerboxxx/The Love Below (2003) – 303 jours, 557 albums

Apprivoiser le rap peut être ardu, mais le groupe OutKast rend les choses presque faciles avec son album double Speakerboxxx/The Love Below. Un premier disque pour vous plonger dans un rap stéréotypé, avec tout le slang et le beat qu’il mérite. Et un deuxième plus pop et accrocheur, aux accents romantiques et doucereux. Ceux déjà conquis au style préféreront le premier, mais les plus frileux y trouveront leur compte sur le deuxième.

OutKast - Speakerboxxx:The Love Below

Pourtant, malgré l’usage parfois abusive d’archétypes du rap, le premier disque offre bon nombre de morceaux accrocheurs, au rythme prenant et aux compositions complexes, comme l’énergique Ghetto Musick, le racoleur The Way You Move ou le rythmé et intriguant The Rooster.

Sur le deuxième, c’est plus du matériel de hit-parade qu’on peut entendre. Love Hater offre une ambiance feutrée et jazzy, où le rap se fait plus discret. Happy Valentine’s Day a une beauté simple et épurée. Vibrate est d’une lenteur accrocheuse. Et Hey Ya! a tourné longtemps dans les radios, et restera longtemps dans vos oreilles.

Il pourrait donc être mieux de débuter par le second disque, plus poli et plus abordable, et de poursuivre avec le premier, plus brut, plus vrai, plus complexe.

Only by the Night (2008) – 304 jours, 558 albums

Un rock pop au tempo lent et aux mélodies accrocheuses: voilà ce que nous offre Kings of Leon sur leur album Only by the Night.

Kings of Leon - Only by the Night

Leur succès Sex on Fire flamboie avec sa force, et il faut l’écouter à quelques reprises avant d’en avoir les oreilles remplies. Use Somebody est une composition plus lyrique, mais bien construite qui suscite quelques émotions.

Pour le reste, ce sont des mélodies lentes, empreintes d’un rock plutôt commercial, qui sont offertes. Certains pourraient trouver qu’elles manquent parfois de relief et qu’elles ont de la difficulté à se démarquer. Cependant, la facilité de l’album le rend parfait pour une belle découverte sans trop d’efforts.

The Joshua Tree (1987) – 403 jours, 573 albums

Le rock commercial a pourtant sa valeur : pas moins de 4 albums de U2 se retrouvent dans ce défi, me donnant l’excuse parfaite pour approfondir mon écoute de ce groupe mythique. L’un de ces albums : The Joshua Tree.

U2 - The Joshua Tree

Pour moi, U2 est un peu comme les Rolling Stones des années 80-90 : ils ont énormément de succès, ils redéfinissent le son et le rock de leur époque, sortent une grande quantité d’albums, et tous ceux-ci finissent par se ressembler après quelques parutions. Mis à part les grands hits, la musique du groupe m’est longtemps apparue comme sans trop d’intérêt, comme le reste du contenu de leurs albums d’ailleurs. C’est une critique que j’ai encore : leurs albums ne forment pas des unités assez uniques et assez unifiées. Plusieurs morceaux morceaux pourraient être interchangés d’un album à l’autre sans trop de problème. Mais en écoutant davantage de leur musique, je me fais un peu plus à leur son, et je l’apprécie beaucoup. Après tout, U2 définissent à eux seuls un bonne partie du rock.

Ainsi, cet album ne fait pas exception : il est fort appréciable, la musique est bonne, mais il n’a rien d’exceptionnel, mis à part quelques hits. L’un d’eux : Where the Streets Have No Name.

Un autre hit : With or Without You.

Leurs morceaux ont l’avantage d’être vraiment accrocheurs ! Du moins, certains. Car, comme les albums eux-mêmes, beaucoup de morceaux passent inaperçus.