Electric (1987) – 110 jours, 474 albums

The Cult - Electric (1987)Le groupe The Cult offre avec l’album Electric un hard rock puissant et un heavy metal mélodique, avec un caractère affirmé sans être trop bruyant.

Sans pour autant être un album qui vous marquera, bon nombre de morceaux méritent votre attention. Lil’ Devil est un morceau de métal assez accrocheur et mélodique. Wild Flower est du hard rock comme on l’aime. Bad Fun est plus précipité et électrisant.

Une belle découverte, mais surtout pour les fans du genre.

Peggy Suicide (1991) – 206 jours, 482 albums

Julian Cope - Peggy SuicideJulian Cope semble avoir emprunté le sentier du college rock à la R.E.M. avant de s’écarter du chemin. Peggy Suicide offre un rock explosif et hétéroclite qui remet le psychédélique au goût du jour.

Cope ne tombe pas de l’expérimental. Mais son album peut sembler décousu au premier auditeur. Pristeen a des accents de R.E.M. et de college rock. Double Vegetation encore davantage, avec l’énergie cette fois-ci. East Easy Rider a des touches de blues-rock. Promised Land est calme et lent. Et ainsi de suite…

La plupart du temps, c’est un rock puissant, détaillé, qui est joué. Qu’il soit tourmenté comme sur You…, plus lyrique et blues comme sur Safesurfer ou plus affirmé comme sur Hanging Out & Hung Up to Dry, il prend toute la place ou presque. Cela n’empêche pas quelques percussions latines ou des violons de faire des apparitions…

Un album complexe qui vous demandera quelques écoutes pour l’apprivoiser et le détailler, mais qui semble manquer quelques qualités pour demeurer sur votre étagère une fois cette étude faite.

Dig Me Out (1997) – 225 jours, 512 albums

Sleater-Kinney - Dig Me OutRage, guitares et punkettes: le punk n’est pas mort avec les années 80. Ni leur révolte d’ailleurs. Les membres du groupe féminin Sleater-Kinney s’en assurent. Avec Dig Me Out, on a l’impression d’être projeté 10-15 ans en arrière, durant les heures de gloire du style: même fougue, même énergie juvénile, même musique bruyante et vitriolée. Mais avec sa touche indie, ce groupe du mouvement riot grrrl n’a rien d’anachronique.

L’album a peu de moments faibles. Chacun est éclatant. Que ce soit le suppliant Dig Me Out, le plaintif Turn It On, l’accrocheur The Drama You’ve Been Craving, l’affirmé It’s Enough, le nuancé Little Babies ou l’excellent Not What You Want, la prestation est parfaite.

Un punk mature, féminin et sans concession.

Back in Black (1980) – 284 jours, 544 albums

Lorsque l’on parle de heavy metal et de hard rock, il est difficile d’ignorer des groupes comme AC/DC. Des albums comme Back in Black en sont la raison.

AC:DC - Back in Black

La voix suraiguë et nasillarde du chanteur, les guitares acérées, la basse impérieuse et la batterie sans concession: tout est là pour faire du bon métal. Et ça se cristallise dans des morceaux mémorables comme Back in Black et You Shook Me All Night Long.

Mais l’album comporte aussi d’autres moments intéressants du métal, d’autres moments qui restent dans l’oreille, et qui donnent raison d’écouter l’album du début à la fin. Hells Bells et Let Me Put My Love Into You sont de ceux-là.

Pour le reste: l’harmonie du métal et la puissance du hard rock sont rarement aussi bien conjugués.

A Short Album About Love (1997) – 286 jours, 548 albums

Une explosion de pop, d’orchestrations et d’émotions sur A Short Album About Love de The Divine Comedy. Le chanteur y met le paquet, avec intensité et abandon, transformant son chamber pop badin en orchestre puissant et viscéral.

The Divine Comedy - A Short Album About Love

L’orchestre, définitivement, donne une ampleur incommensurable à ces morceaux venus des tripes et du cœur. La pop reste, mais l’album prend un certain sérieux, donnant davantage de place à l’émotion que son prédécesseur, Casanova. Ou sont-ce les émotions qui sont plus grandes? Dans In Pursuit of Happiness et Someone, entre autres, la musique construit un crescendo incroyable vers la fin, et le poids de l’ambiance devient presque insoutenable.

Certains préféreront peut-être l’alliage plus délicat du classique à la pop qu’on peut retrouver sur les autres albums de l’artiste. Mais on ne peut nier la puissance émotive de ce petit album, où on l’a distillé pour la rendre encore plus concentrée et poignante.

Deux autres morceaux qui valent votre oreille: If I Were You (I’d Be Through With Me) et Timewatching. Quoique la qualité relative des morceaux est facilement contestable.

New York Dolls (1973) – 288 jours, 552 albums

Avec leur glam rock, hard rock, proto-punk, les New York Dolls en mettent plein la vue avec leur album éponyme qui déménage.

New York Dolls - New York Dolls

En fait, on penche davantage vers un rock dur et solide, qui tend vers les débuts du punk, avec un chant sec et rugueux, que vers les subtilités artistiques du glam rock. Dès Personality Crisis qui ouvre l’album, on est plongé dans une ambiance ravagée, puissante, criarde. Plus loin, Frankenstein et Trash sont plus accomplis, offrant des compositions plus travaillées et plus harmoniques. Mais l’ambiance demeure la même: ferme, rugueuse, presque hargneuse.

Certains moments comme Lonely Planet Boy offrent un répit, mais le glam rock réside bien davantage dans les costumes, l’attitude et les racines du punk que dans la musique elle-même.

Live Through This (1994) – 291 jours, 554 albums

Le grunge s’entend aussi avec la voix de Courtney Love et du groupe Hole. La puissance dévastatrice de Live Through This le démontre, avec la hargne du punk, la musicalité du heavy metal et l’intransigeance du hard rock.

Hole - Live Through This

Si vous aimez l’aspect à la fois sans concession et catchy que peut avoir le grunge, vous allez apprécier cet album. Il faut par contre aimer la voix punk, sèche et hargneuse de la chanteuse. S’intéresser à l’énergie brute des morceaux sera certes plus facile, surtout avec des compositions aussi accrocheuses. Comme Violet qui ouvre l’album avec force et conviction. Ou le plus rugueux Plump. Ou l’intense Jennifer’s Body.

D’autres passages calmes, comme Doll Parts, offre également un moment de répit. C’est aussi la force du grunge: pouvoir passer de la révolte à la réflexion, au repos, à une émotion plus douce et fragile.