Cupid and Psyche 85 (1985) – 111 jours, 474 albums

Scritti Politti - Cupid and Psyche 85 (1985)Cupid and Psyche 85 surprend par son ton badin et candide, sur fond de synth pop et de sophisti-pop. Le chant est murmurant, l’instrumentation reste dans la pop synthétique et électronique, quelques sons plus vibrants et scintillants rappellent les thèmes célestes de Cupidon et de Psyché.

Scritti Politti donne pourtant l’impression que cette ambiance toute légère et superficielle est intentionnelle, travaillée. Que sa musique est plus profonde qu’il n’y paraît.

À vous de le découvrir.

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Diamond Life (1984) – 651 jours, 775 albums

Autre pause avant que les choses ne redeviennent intenses : j’ai écouté Diamond Life de Sade.

Sade - Diamond Life

Lorsque j’entends le nom de Sade, disons que je pense d’abord au marquis, à la Philosophie dans le boudoir et à Je vais t’aimer de Michel Sardou. Je ne m’attends certes pas à retrouver un R&B suave mêlé de jazz, à de la sophisti-pop langoureuse et romantique. Et pourtant, c’est bien ce que nous offre cet album ! Disons qu’ici, si l’on est pour « faire pâlir tous les marquis de Sade », ce sera pour une toute autre raison.

L’album s’ouvre avec le connu et très sensuel Smooth Operator qui a séduit mon coeur, et lui offert un baume bien mérité. Autant de punk, de hargne et d’agressivité finit bien par irriter !

J’aime cette musique : elle est luxueuse, amoureuse, sensuelle. Peut-être offre-t-elle quelques clichés, mais elle demeure néanmoins tout aussi savoureuse. Et il y a une raison pour laquelle les clichés existent : c’est parce qu’ils fonctionnent. Mais aussi, il ne faut pas grand chose pour que cette musique tombe à plat ou passe inaperçue. La plupart de l’album n’offre pas de grands succès, mais plutôt une suite de morceaux de velours et discrets. Et cela est peut-être mieux ainsi, offrant ainsi l’album parfait pour vos soirées romantiques, où on commence avec force pour établir l’ambiance, avant de simplement la conserver durant le reste de la soirée, comme musique de fond qu’on oublie sans oublier le mood qui va avec.

Cela dit, il y a quand même Sally qui sort du lot, avec son rythme lent et son émotion plus présente, ainsi que Cherry Pie, que j’ai trouvé particulièrement accrocheur.

Café Bleu (1984) – 656 jours, 780 albums

Pour quelque chose d’un peu plus doux, j’ai décidé d’écouter l’album Café Bleu du groupe The Style Council.

The Style Council - Café Bleu

Savant mélange de R&B et de jazz, la musique de ce groupe m’a séduit tout de suite. En fait, dès les premières notes de piano de Mick’s Blessings, qui font cabaret, mais avec les grelots rythmés qui rappellent le R&B et la pop qui va avec. D’ailleurs, tout suite après, on tombe complètement dans un R&B teinté de soul avec The Whole Point of No Return.

Voix suave, guitare électrique lentement jouée, ambiance feutrée : tout y est pour une belle soirée passée en amoureux. Aussi, juste assez d’émotion, mais pas trop non plus pour être exubérant. The Paris Match reprend un peu la même ambiance, piano jazzy en bonus, troquant la voix suave d’homme pour une voix langoureuse de femme. La batterie qui tient légèrement le rythme est également ici fort appréciée par sa subtilité. Dropping Bombs on the White House offre quant à lui une ambiance et un ton typiquement jazz, avec un rythme qui donne envie de claquer des doigts, un piano passionné et quelques cuivres pour compléter l’ensemble.

Bref, il n’y a pas à en douter : The Style Council sait faire de la musique. Ce n’est pas parce que leur musique se classe dans un style nommée sophisti-pop qu’elle est vide pour autant. Surtout, cela fait toujours du bien de se replonger dans ces atmosphère de jazz. En y mêlant avec autant de dextérité le R&B, le groupe parvient même à me faire apprécier un peu plus ce style encore difficile par moments.