Pornography (1982) – 615 jours, 718 albums

Petit retour en arrière, après que je me sois rendu compte que je n’avais pas écouté Pornography de The Cure. C’est désormais chose faite.

The Cure - Pornography

Alors que le groupe m’avait déjà époustouflé avec Seventeen Seconds, ici, il est encore plus saisissant et pénétrant. On sent une certaine maturité de plus, et comme vient ainsi une maîtrise certaine, cela permet une audace de plus, permettant au groupe d’accéder à de nouvelles idées, de nouvelles paysages musicaux, de nouvelles ambiances. Alors que l’autre album débutait par un long morceau, calme et contemplatif, celui-ci nous offre plutôt One Hundred Years.

Un son complexe et texturé, mais aussi, et surtout, tourmenté, sombre, ténébreux. Avec The Hanging Garden, c’est un son presque pop qui nous accueille. L’ambiance demeure bien ancrée dans le goth rock, mais le rythme est quand même plus insistant, plus présent surtout. On voit que le groupe veut aller plus loin. Avec The Figurehead, on sent un retour aux sources, plus expressif certes, mais allant puiser son énergie aux ténèbres les plus profondes de la psyché humaine.

Dommage que le goth rock se soit évanoui si tôt, alors qu’il contenait une intensité si particulière, et exprimée avec un drame incomparable. Une chose est certaine : suite à ce défi, je ferai quelques recherches de plus sur ce style méconnu.

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Seventeen Seconds (1980) – 658 jours, 782 albums

J’ai fait une autre découverte, un autre groupe que je souhaitais explorer depuis un petit bout de temps. Il s’agit du groupe The Cure et j’ai écouté leur album Seventeen Seconds.

The Cure - Seventeen Seconds

Mélodies longues, calmes, sombres, au rythme lent : voilà ce qui m’attendait sur cet album. Une véritable relaxation de l’esprit et du corps, si l’on compare au punk et autre musique agressive que j’ai écoutée dernièrement. J’hésitais à considérer cette musique comme du ambient, mais la recherche technique n’est pas au rendez-vous. Du moins, pas de manière aussi poussée que le style le demande. On peut aussi considérer cette musique comme du new wave au ralenti, ou même du post-punk avec des éléments électroniques. En faisant quelques recherches, je suis tombé sur un nouveau style (un de plus !), soit le goth rock. Paysages musicaux sombres, thèmes et poésie mélancoliques et dramatiques, esthétisme noir et, disons-le, gothique dans le sens moderne du mot : voilà ce qu’est le goth rock.

Ainsi, cet album offre des mélodies longues en apparence, longues et contemplatives, sans trop d’action et sans jamais trop monter le ton ou les décibels. Cela dit, le groupe sait être pop et accrocheur, mais de manière calme et réservée, comme sur Play for Today, qui est presque le morceau le plus mouvementé de l’album.

Cela n’est pas sans me rappeler Joy Division… Plus loin, c’est le plus atmosphérique Three qui a retenu mon attention, juste avant le mémorable A Forest.

Vous me direz peut-être que ces morceaux sont plus mouvementés que ce que je décris de l’album. En effet, mais les morceaux plus éthérés, plus axés sur l’ambiance, sont aussi moins accrocheurs, comme A Reflection qui ouvre l’album. J’ai donc préféré vous faire écouter les moments forts, et le reste n’est que merveille transitionnelle.

Malgré ses morceaux lents, l’album m’a aussi paru trop court, et je rêve déjà d’écouter un second album du groupe.