The Modern Lovers (1976) – 219 jours, 498 albums

The Modern Lovers - The Modern LoversAvec un nom de groupe et d’album comme The Modern Lovers et une pochette en néons, on s’attendrait à du new wave romantique. Non. Ce n’est pas du punk, mais on s’y rapproche.

Le proto-punk permet aux mélodies de se développer, aux morceaux de prendre forme et de se boucler. On sent tout de même le sec des guitares, le retour aux sources du rock & roll.

Astral Plane et She Cracked maîtrisent à merveille l’avènement de ce nouveau paradigme: une énergie brute, mais mêlée à la musicalité simple du rock & roll. Les compositions Pablo Picasso et l’excellent I’m Straight parviennent à créer des ambiances plus lourdes et complexes, plus lentes. Modern World sonne presque comme du surf rock ensoleillé et Government Center tombe quasiment dans le bubble gum.

Un album hétéroclite, varié, mais accompli et mélodieux. Une belle découverte.

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1977 (1996) – 225 jours, 512 albums

Ash - 1977Indie, pop, punk, britpop: on a parfois de meilleurs résultats lorsqu’on ne se cantonne pas à un seul style. Ash joue la musique qu’il a à jouer. Et ensuite, on peut tenter de circonscrire sa musique en deux ou trois styles et influences. À ce titre, 1977 a sa personnalité.

Dans certains morceaux on sent un rock indie pas trop loin de nous. Ailleurs c’est le punk qui ressort, avec son ton sec, dur et épuré, mais rend presque pop, avec la mélodie mise en vedette. Partout on sent l’influence britannique, l’irrévérencieux britpop.

Les ambiances aussi varient à souhait. Lose Control ouvre par ailleurs avec puissance, sans concession, alors que Goldfinger suit avec quelque chose de plus émotif. I’d Give You Anything rappelle le rock de garage et Kung Fu mise sur une mélodie pop et accrocheuse. Innocent Smile est saturé de guitares et de batterie mais dans un environnement contrôlé, et Lost in You donne clairement dans la balade.

Il ne s’agit peut-être pas d’un incontournable, mais le groupe parvient à affirmer sa personnalité. Sans être une découverte, cet album mérite bien sa place ici.

Hotel California (1976) – 686 jours, 810 albums

Je suis ensuite passé par quelques classiques de genres différents. J’ai commencé par Hotel California du groupe The Eagles.

The Eagles - Hotel California

Difficile de passer à côté de cet album, ou même de son morceau éponyme. D’ailleurs, il s’agit du morceau qui ouvre l’album, comme si le groupe voulait l’enlever du chemin tout de suite, sans plus attendre.

Les lignes de guitare simples et accrocheuses, l’évolution prenante du morceau, la voix intense dans sa douceur et sa subtilité, et enfin le refrain inoubliable : tout est là pour faire un succès intemporel. Si, comme moi, vous ne connaissez rien des Eagles, vous connaissez au moins ce morceau. C’est inévitable. Et avec bonne raison, car il s’agit d’un excellent morceau. Mais il est quand même agréable de découvrir que le groupe a autre chose à offrir, d’autres morceaux qui valent la peine d’être écoutés et partagés. New Kid in Town, par exemple, a quelque chose de plus doux, de plus lent, qui fait penser à une balade, avec juste assez d’éléments de folk, alors que Victim of Love est plus lourd et saccadé, rappelant un blues ou un hard rock équilibré juste à point.

J’aime aussi la longueur des pièces de ce groupe. Elle nous permet de les déguster, de les savourer, de se plonger, aussi, dans leur ambiance. Et avec ce mélange de soft rock et de folk-rock, il serait difficile de faire autrement. C’est définitivement un style qui doit prendre son temps pour s’exprimer au mieux.