The Chronic (1992) – 577 jours, 663 albums

J’ai décidé d’écouter un peu plus de rap. Après tout, le défi en contient tellement d’albums ! J’ai donc choisi l’incontournable The Chronic de Dr. Dre.

Dr Dre - The Chronic

Avec Dr. Dre, je tombe officiellement dans le gangsta rap : un style qui a produit bon nombre de progénitures et une culture bien particulière et bien unique. Vous aurez deviné que ce n’est pas précisément mon style de musique. Vous avez raison. Je le répète : j’adore l’esthétisme du hip hop et du rap, lorsqu’il est bien utilisé. Mais les propos de cet album… J’ai écouté beaucoup de choses, depuis le début de ce défi, et beaucoup d’entres elles étaient particulièrement exigeantes. Mais jamais je n’ai trouvé qu’un album ou un style était de mauvais goût. Avec cet album, avec ce style et ses paroles, cela est enfin arrivé. Disons simplement qu’il est difficile de se convaincre qu’on agrandit sa culture en écoutant des bitches et des motherfucker à répétition…

Cela dit, si l’on oublie ces détails, cette musique peut être vraiment appréciable, et quelques morceaux ont bien retenu mon attention, le premier d’entre autres étant Fuck Wit Dre Day (And Everybody’s Celebratin’).

Le rythme m’a tout simplement paru parfait. Plus loin, il y a Nuthin’ But a « G » Thang que je pourrais qualifier de bon morceau de rap que j’ai écouté jusqu’à maintenant. Simple, lent, laissant toute la place aux rappeurs sans pour autant compromettre la musique : tout y est. Encore plus loin, il y a le sans concession A Nigga Witta Gun qui a du caractère et de la verve. Enfin, il y a l’intéressant Lyrical Gangbang.

Pour le reste, je vous laisse découvrir par vos propres moyens ce style si… charmant ? Mais ne vous en faites pas : ce défi offrira encore quelques autres échantillons de cette culture bien particulière.

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I Do Not Want What I Haven’t Got (1990) – 577 jours, 663 albums

Autre recommandation de mon amie : un morceau apparaissant sur l’album I Do Not Want What I Haven’t Got de Sinéad O’Connor.

Sinéad O'Connor - I Do Not Want What I Haven't Got

Le morceau qu’elle souhaitait me faire écouter était le touchant Nothing Compares 2 U, reprise du morceau de Prince, de manière douce, personnelle, poignante.

C’est, aussi, à la fois mélancolique, par les propos, et sensuel, par le rythme lent et languissant. Autre morceau remarquable : Feel So Different.

Encore une fois, la chanteuse apporte une touche profondément personnelle à son chant, qui occupe toute la place de son morceau. Cela dit, le reste de l’album m’a plutôt laissé sur ma faim. Peut-être est-ce cette douceur extrême qui a fait en sorte que le reste de l’album est passé plutôt inaperçu, mais peu d’autres moments ont réellement retenu mon attention. Il y a bien le berceur Three Babies, et aussi le plus fort You Cause as Much Sorrow, où l’instrumentation prend plus de place. Mais pour le reste, je crois que je devrai écouter avec plus d’attention cet album, afin d’en tirer les joyaux qui s’y cachent peut-être. Car pour le moment, cette plaine douce et sombre m’a semblé être bien vite survolée.

The Stone Roses (1989) – 577 jours, 663 albums

Je commence à avoir quelques albums écoutés à critiquer en réserve ! Le rythme est difficile, mais il faut tout de même mentionner que je n’ai pas pris plus de retard que je n’en avais déjà. Bien sûr, le défi est avant tout d’écouter lesdits 1001 albums, mais je ne peux vous laisser, chers lecteurs, en reste. Je reprends donc mes critiques, avec The Stone Roses du groupe du même nom.

The Stone Roses - The Stone Roses

Il s’agit d’un petit retour en arrière, dans les années 80 même, qui m’a été proposé par une amie qui voulait me faire écouter l’excellent morceau I Wanna Be Adored, que je vous fais écouter à mon tour.

Il y a d’abord le début lent, qui se construit peu à peu, pour débuter l’album tout en douceur, tout en créant un effet saisissant. Vient ensuite la voix rêveuse et enfumée du chanteur, qui rend l’atmosphère nostalgique et romantique à la fois. Le rock derrière en est un doux, pop, et typiquement britannique, pour le plus grand bonheur de vos oreilles.

Suit She Hangs the Drums et son ton plus orienté vers une pop estive et entraînante. Waterfall ne donne pas sa place non plus, avec son semblant de balade tirée directement des sixties, et qui m’a rappelé les Carpenters, mais joués avec guitares électriques et batterie. Bye Bye Badman reprend d’ailleurs cette même ambiance, en y ajoutant une nuance plus folk dans le rythme et les guitares. Mais Made of Stone éclipse quelque peu les autres avec sa construction accrocheuse et prenante.

Ainsi, l’album apporte une britpop bien agréable, qui vous fera passer un bon moment, à la fois doux et rock, mais avec plus de personnalité et d’énergie, tout de même, qu’un album de soft rock pourrait en avoir. Ce n’est peut-être pas le meilleur du style, mais il mérite définitivement d’être découvert.